Le Père Brault et ses éleves

Le 40e anniverssaire et le passage à l'an 2000

40e anniversaireL’année 1996 a été particulièrement chargé avec la présentation de concerts dont l’un avec le Chœur Air France, l’enregistrement d’un disque Messe en mi mineur de Bruckner , une tournée en Autriche et en République tchèque et un concert de Noël à l’Oratoire avec la chanteuse René Claude.

L'exposition universelle de Deajeon, louanges et beauté

L’Expo de Daejeon Vingt-trois Petits Chanteurs du Mont-Royal sont désignés pour représenter le Canada à l’Exposition universelle de Daejeon en Corée du Sud, au mois d’août 1993. Ils se produiront aussi à Séoul où ils ajouteront à leur programme quelques mélodies empruntées au pays hôte. Louange et beauté
  [caption id="" align="alignleft" width="120"]Logo des Pueri Cantores, section québécoise Logo des Pueri Cantores, section québécois[/caption] Pour la première fois de son histoire, la Fédération internationale des Pueri Cantores tient son congrès à l’extérieur de l’Europe en 1995. Sous le thème Serviteurs de louange et de beauté, la 27e édition de ce rassemblement internationale a lieu à Trois-Rivières, Québec et Montréal, du 30 juin au 6 juillet. Près de deux mille choristes provenant de quinze pays y participent. Pour l’occasion, les Petits Chanteurs du Mont-Royal créent une œuvre de leur directeur musical, la cantate Les fruits de la paix.
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Nouvelle direction générale et les 25 ans de la direction musicale

Nouvelle direction généraleÀ l’automne 2001, Johanne Chantal, succède à Bertrand Badeau, c.

Brault, ce géant

[caption id="attachment_2584" align="alignright" width="300"]l'Abbé Léandre Brault, fondateur des Petits Chanteurs du Mont-Royal - © Archives de Radio-Canada l'Abbé Léandre Brault, fondateur des Petits Chanteurs du Mont-Royal - © Archives de Radio-Canada[/caption]

Dans la revue l’Oratoire de janvier 1957, Émile Legault, c.s.c., écrit : Il ne faudrait pas connaître le père L. Brault, c.s.c., pour douter de la réussite d’une école de petits chanteurs à l’Oratoire. Je l’ai appelé le bon géant, ce qu’il est à tous points de vue. (…) Son ardeur et sa ténacité, ils les a mis au service du chant. Un bourreau de travail. Et qui aime passionnément la musique chorale. Il a voulu mettre ses efforts à l’enseigne du chant liturgique et de la charité : ses petits gars sont d’abord des personnes qu’il faut conduire à leur maturité spirituelle, à leur maturité intellectuelle et artistique aussi.

Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dans un avenir plus ou moins immédiat, seront appelés à rehausser de leur piété et de leur talent musical l’éclat des cérémonies ici à l’Oratoire du Mont-Royal. (Revue l’Oratoire juillet-août 1957)

Nouvelle politique de recrutement

Le gouvernement cesse l’octroi de subventions à la Maîtrise pour l’éducation et la prise en charge des enfants orphelins ou provenant de foyers séparés, la Maîtrise doit donc loger, vêtir, nourrir et éduquer les élèves à ses frais et pourvoir à tous les besoins. Devant ce défi impossible, la Maîtrise se voit obligée de modifier sa politique de recrutement des élèves.

Elle se tourne vers les familles de conditions modestes auxquelles sera demandée une petite contribution pour défrayer le coût de la pension des jeunes. Le recrutement de 1959 est le premier à regrouper des élèves issus des différentes écoles de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM).

Brault en exil

[caption id="attachment_2506" align="alignright" width="153"]Charles-O. Dupuis, c.s.c., directeur musical des Petits Chanteurs du Mont-Royal de 1969 à 1978 Charles-O. Dupuis, c.s.c., directeur musical des Petits Chanteurs du Mont-Royal de 1969 à 1978[/caption]

Vers la fin de l’année 1968, Léandre Brault ressent le besoin de s’arrêter pour faire le point et se ressourcer. Le 1er juillet 1969, il part pour l’Europe y effectuer un séjour de deux ans qui lui permettra de visiter les principales maîtrises et de poursuivre des études en théologie. Pendant l’absence du père Brault, à la suggestion de ce dernier, les responsabilités qui incombaient au directeur de la Maîtrise seront dorénavant confiées à deux personnes. Le père Réal Duplessis, c.s.c., est choisi pour agir en tant que directeur général. Il supervisera l’enseignement scolaire et la vie communautaire des jeunes chanteurs. Il remplira cette charge jusqu’en 1971. La délicate mission de la direction artistique de la Maîtrise est confiée à Charles-O. Dupuis, c.s.c., qui possède une vaste culture musicale et une solide expérience en direction chorale. D’ailleurs, depuis son arrivée à l’Oratoire, en 1963, Dupuis a souvent prêté main-forte à Brault dans le choix du répertoire, l’audition des enfants et également en ajoutant sa voix à celle du chœur.

Ce chœur de 44 garçons a atteint un degré de perfection que je n’aurais pas cru possible en ce monde; et ils vivent près de nous. (Francean Cambell, journaliste –The Montreal Star, 1968)

Messe de Saint-Joseph La Maîtrise s’exécute à la basilique de l’Oratoire chaque jour de la neuvaine ainsi qu’à la fête de Saint-Joseph. En ce 19 mars 1970, les Petits Chanteurs du Mont-Royal ont le privilège d’interpréter en grande première la Messe solennelle en l’honneur de Saint-Joseph composée par l’organiste Raymond Daveluy. L’œuvre est imposante, majestueuse, écrite pour chœur, deux orgues et quintette de cuivres.

Avec Ferland, puis Léveillée Le directeur Dupuis accepte une demande plutôt inhabituelle pour la Maîtrise. À l’automne 1970, les Petits Chanteurs du Mont-Royal participent à l’enregistrement du disque Jaune de Jean-Pierre Ferland qu’ils accompagneront également lors d’une émission télévisée et lors d’un spectacle à la Place des Arts. À la suite de cette expérience inédite, la Maîtrise participera à l’enregistrement de la chanson Quelques arpents de neige avec Claude Léveillée.

Le Père Brault et ses éleves

Patenaude et Pavarotti

Gilbert Patenaude devient directeur musical des Petits Chanteurs du Mont-Royal au cours de l’été 1978.
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Un enregistrement RCA Victor et une entrée remarquée

Un premier enregistrement est réalisé par RCA Victor à l’automne 1960.
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De par le vaste monde et à la grandeur de l'Amérique

Grâce aux tournées pancanadiennes des Jeunesses musicales du Canada, les Petits Chanteurs du Mont-Royal parcourront le pays d’un océan à l’autre, entre 1966 et 1970.
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Une histoire en deux temps, trois mouvements !

Le Père Léandre Brault et ses élèves en 1956 - Archives de la Maîtrise des Petits-Chanteurs du Mont-RoyalIls chantent. Depuis 1956. Jamais n’importe quoi. Que de grandes œuvres de tous temps. Des chants sacrés, des airs de folklore, des pièces contemporaines. Ils chantent. Partout. À l’Oratoire Saint-Joseph, d’abord. Sur tous les continents, souvent. Sur les parvis. Au cinéma, à l’opéra, en concert, en tournée, à la télévision. Ils chantent. Plusieurs voix. Un chœur. Ils chantent. A capella. Avec orchestre. Avec cœur. Ils chantent.

La Maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal célébrait son cinquantième anniversaire en 2006 et madame Nathalie Dumas écrivait cette article paru dans la revue l’Oratoire du mois de septembre-octobre. Laissons-là nous raconter…

Reconnue comme l’une des meilleures chorales d’enfants en Amérique, la Maîtrise n’a cessé de se démarquer par l’excellence de ses interprétations.

En 50 ans, plus de 1200 garçons y ont fait l’apprentissage de l’art vocal et de la musique tout en poursuivant une formation académique régulière. À travers ce programme d’étude, les élèves découvrent la discipline, la rigueur, l’assiduité et l’effort mais aussi l’amour de la musique, le bonheur de chanter et de se dépasser. Au sein du groupe, les choristes expérimentent la solidarité, le partage, le respect et l’ouverture aux autres. Leur passage à la Maîtrise les marque à jamais. Qui devient petit chanteur un jour, le reste toujours!